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Réseaux de chaleur ou de froid efficaces : ce qui change pour les propriétaires et copropriétaires dès 2026
14 Juillet 2026

Réseaux de chaleur ou de froid efficaces : ce qui change pour les propriétaires et copropriétaires dès 2026

Un nouveau projet d’arrêté sur les réseaux de chaleur et de froid vient préciser à quoi devra ressembler un réseau « efficace » à partir de 2026. Si votre logement ou votre immeuble est raccordé à un réseau de ce type, ou si vous envisagez de l’être, ces changements vont impacter la façon dont l’énergie est produite, distribuée et évaluée. Voici, concrètement, ce que vous devez savoir sur cette évolution réglementaire et ce que cela peut changer lors d’un diagnostic immobilier ou d’un projet de rénovation.

Le contexte : pourquoi parle-t-on de réseaux de chaleur ou de froid « efficaces » ?

Les réseaux de chaleur et de froid sont des systèmes collectifs qui permettent de chauffer (ou de rafraîchir) plusieurs bâtiments ou logements à partir d’une même installation centrale. Depuis 2026, l’État souhaite renforcer leur performance et leur impact environnemental en imposant des critères précis pour qu’un réseau soit reconnu comme « efficace ». Cette reconnaissance n’est pas qu’une question de label : elle influence les diagnostics énergétiques (notamment le DPE, c’est-à-dire le Diagnostic de Performance Énergétique), l’accès à certaines aides, et la valorisation de votre bien.

Le projet d’arrêté actuellement en consultation vise à clarifier cette notion d’efficacité et fixe de nouveaux critères que les réseaux devront respecter.

Concrètement, à quoi devez-vous vous attendre lors d’un diagnostic ou d’un projet immobilier ?

Si votre logement est raccordé à un réseau de chaleur ou de froid, ou si vous êtes concerné par un projet de raccordement (notamment en copropriété), voici ce qui va changer :

  • Un nouveau mode de calcul de la part d’énergie renouvelable : Le texte précise comment calculer le pourcentage d’énergie renouvelable (solaire, biomasse, géothermie, etc.) ou de récupération (récupération de chaleur fatale, par exemple) utilisé par le réseau. Ce taux doit être vérifié sur une période de référence définie par l’arrêté.
  • Des critères d’émissions de gaz à effet de serre pour les réseaux de froid : Les réseaux qui fournissent du froid (climatisation collective) devront aussi rendre des comptes sur leurs émissions de CO2 par unité de froid délivré.
  • Un seuil de puissance à surveiller : Dès qu’un réseau dépasse une puissance de 5 MW, il devra, s’il n’est pas jugé efficace, élaborer un plan d’amélioration. Cela peut concerner certains grands ensembles ou quartiers.
  • Des exigences pour les pompes à chaleur (PAC) : Pour que la chaleur produite par une PAC soit comptée comme énergie renouvelable, il faudra désormais que l’appareil atteigne un « facteur de performance saisonnier moyen » d’au moins 2,5. Si votre immeuble utilise une PAC collective, ce critère devient essentiel.

Tous ces critères influenceront la manière dont votre logement sera évalué lors d’un DPE ou d’un audit énergétique. Un réseau classé « efficace » pourra améliorer la note de performance énergétique de votre bien, ce qui a un impact direct sur sa valeur et sur vos perspectives de location ou de vente.

Point de vigilance : que surveiller en tant que particulier ?

À partir du 1er janvier 2026, ces nouveaux critères s’appliqueront pour tous les réseaux existants ou nouveaux. Cependant, certains points méritent votre attention :

  • Votre réseau est-il concerné ? Tous les réseaux de chaleur ou de froid ne sont pas automatiquement « efficaces ». Si la puissance du réseau dépasse 5 MW et qu’il ne répond pas aux critères, un plan d’amélioration devra être mis en place, mais cela peut prendre du temps.
  • Incidence sur le DPE : Lors d’une vente ou d’une mise en location, la performance du réseau collectif pourra influencer la note du DPE de votre logement. Un réseau non efficace peut dégrader la note, tandis qu’un réseau efficace peut l’améliorer.
  • Changements à venir : Les modalités précises de calcul seront détaillées dans un guide officiel publié par le ministère chargé de l’énergie. Ce document sera une référence lors des diagnostics et pourra être consulté si vous souhaitez comprendre le détail des calculs.

Conseil pratique : comment se préparer et anticiper ces évolutions ?

Si vous êtes propriétaire ou membre d’un conseil syndical en copropriété, il peut être utile de :

  • Vous renseigner auprès de votre gestionnaire ou de votre fournisseur d’énergie pour savoir si votre réseau est déjà classé « efficace » ou s’il devra s’adapter aux nouveaux critères en 2026.
  • Anticiper les travaux ou améliorations possibles : si le réseau collectif n’atteint pas les seuils requis (par exemple, puissance supérieure à 5 MW sans efficacité prouvée), un plan d’amélioration devra être mis en œuvre. Cela peut impliquer des discussions en assemblée générale ou des investissements à prévoir.
  • Demander, lors d’un achat ou d’une location, la fiche technique du réseau ou le classement officiel, notamment si le bien est situé dans une grande résidence ou un quartier équipé de ce type d’installation.

En résumé, ces nouvelles règles visent à rendre les réseaux de chaleur et de froid plus performants et transparents pour les usagers. Un réseau « efficace » sera un atout lors d’un diagnostic immobilier, tandis qu’un réseau non conforme pourra nécessiter des améliorations. Se tenir informé et anticiper ces évolutions est donc essentiel pour valoriser son bien et éviter les mauvaises surprises lors d’une vente ou d’une location.

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